Au bain de mon âme je lave les péchés
Timides qui m’empêchaient de te caresser.
J’aspire à vivre le calme des nuits, créché
Sur le promontoire errant des coeurs dépecés :
Lassé de promettre, de dire et ne pas faire,
Mon air retombé se retrouve nulle part ;
Et tes bras amoureux qui ne connaissent pair
Révèlent d’exquis horizons luisant sans fard.
S’emparent de nous les anges illuminés
Je jette à leur gueule ce qu’ils effaceront :
Un esprit noir, par les délices fasciné,
Envoyant au supplice les tourments mignons.