Tous les matins il me semble

Tous les matins il me semble
Que la poésie de ce monde est
Déjà passée
Que je l’ai manquée dans mon sommeil méprisant
Que le jour je cours derrière
Quelques bribes de beauté,
Dans la musique,
Dans les regards,
Dans la qualité de mon café
Mon présent pourtant est une prière
La prière d’oublier ce qu’est la vie

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